Je vous invite aujourd’hui à explorer l’univers intarissable des chaussures féminines. Il est impossible de s’en lasser. On ne peut pas, tout simplement, s’en passer.

Les talons hauts

Je commence avec l’incontournable escarpin. C’est une chaussure fermée, à haute cambrure, et dotée de talon haut, à partir de 4 cm et plus. Elle fournit une allure élancée à la femme et figure l’élégance.

On relève aussi la sandale, chaussure ouverte, elle est dotée aussi de hauts talons. Elle se ferme au moyen de lanières. Agréable à porter parce qu’elle montre les pieds, c’est un modèle qu’apprécient les femmes. Elle s’accommode facilement avec différentes tenues.

La chaussure compensée est constituée d’une grosse semelle unie au talon épais. Elle donne de la hauteur et de la stabilité.

Quant aux chaussures à talon aiguille (jusqu’à 7 cm et plus), elles sont extrêmement sexy. Elles conviennent aux grandes occasions, avec une tenue glamour, tout simplement.

Les talons moyens

Chaussures fermées remontant jusqu’au genou, les bottes sont plus ou moins à talons, selon leur modèle. Les boots ou bottines leur ressemblent, mais s’arrêtent à la cheville. Modernes à souhait, les boots rafraîchissent toute tenue par leurs coloris variés, leur matière ou leur mode de fermeture.

Noter aussi le modèle de derby, chaussure fermée par des lacets. Et aussi les mocassins, sans mode de fermeture et qui s’enfilent directement. Outre-Atlantique, on parle de loafer ou penny loafer quand le dessus du mocassin comporte une patte décorative. Chez nous, cette chaussure s’appelle collège, elle est généralement portée par une clientèle jeune.

Pour l’anecdote, savez-vous que le mot soulier désigne toute chaussure qui couvre le pied et dont l’attache se trouve sur le dessus ? En ancien bourguignon, on parlait de soulay, en vieux picard c’était le seulet ou soulé.

Ballerines et sandales sans talons

La ballerine est une chaussure plate fermée très appréciée pour sa légèreté et son confort. Sans mode de fermeture, elle se décline sous divers modèles et appellations. Ainsi, il y a le baby, ballerine d’enfant ou d’adulte dotée d’une bride à la cheville. On l’appelle pump aussi parfois. Le lamballe désigne une autre variante de ballerine comportant deux pattes sur la tige. Celles-ci sont reliées sur le dessus du pied au moyen d’un lacet, avec des ouvertures sur le côté.

Les sandales sont des chaussures plates et ouvertes. Ce sont souvent de simples semelles sans talons, retenues par des lanières ou des cordons. On l’appelle parfois nu-pied, quand les lanières sont très stylées. Les déclinaisons varient selon l’emplacement des cordons : sandalette, salomé…

Pantoufles et mules

La pantoufle est la chaussure d’intérieur par excellence. Douce et confortable au pied, elle l’enveloppe délicatement pour trottiner dans la maison. La Charentaise est une pantoufle de feutre, qui moule le pied et le maintient bien. Elle a été créée au 17ème siècle à partir de rebuts de feutre servant à confectionner les uniformes militaires.

Sans contrefort arrière, la mule est une chaussure qui couvre uniquement l’avant du pied. Le saut du lit par exemple, chaussure d’intérieur sans contrefort, est aussi appelé mule d’intérieur. Le zoccoli est une mule dont la large bride de cuir est fixée sur une semelle de bois épais.

Savez-vous que la différenciation du pied droit et pied gauche des chaussures date de moins d’un siècle ? Avant cela, les deux chaussures étaient semblables et se portaient de manière alternative, afin de préserver leur usure précoce….

La famille des bottes

Les bottes connaissent plusieurs variantes. Certaines sont toutefois peu portées au quotidien. Je commence avec la cavalière, botte à talon plat, ainsi nommé parce que les cavaliers l’utilisent pour monter à cheval. Ensuite, il y a la genouillère, dont la tige recouvre le genou. Elle déborde donc en hauteur par rapport à la botte classique.

La botte de vénerie est utilisée pour l’équitation, notamment pour la chasse à courre. Elle est destinée à protéger les genoux d’éventuels chocs. Enfin, la cuissarde, botte utilisée autrefois par les mousquetaires ou les postillons de diligences. Elle remonte jusqu’à l’entrejambe. Quand elle est dotée de très hauts talons, elle sert surtout comme artifice sexuel de la femme…

Tennis, espadrilles et autres

Une semelle unie et antidérapante caractérise le tennis, chaussure de sport sans talon. A côté, le basket comporte une tige qui remonte au-dessus de la cheville. L’espadrille, qui ne compte pas parmi les chaussures de sport, est une chaussure de toile. Sa semelle en corde la distingue entre toutes. Elle est originaire du Pays basque.

D’autres chaussures sans talon au répertoire ? Oui, je vous indique le trotteur. C’est un terme générique en fait, pour désigner toute chaussure convenant à la marche en ville. L’usage associe pourtant ce nom à un modèle de chaussures à lacets, plutôt sport, confortable pour bien marcher, effectivement.

Terminons avec une anecdote : savez-vous que les premières chaussures identifiées remontent au néolithique, soit 6 000 à 2 500 ans avant J.C. ? Il y a eu les mocassins (Europe, Amérique du Nord), les bottes de cuir (Perse et Mongolie), sandales dans les pays chauds….